Airbags Takata meurtriers : Ford met la main à la poche
Le terrible scandale des airbags de l’enseigne japonaise Takata aujourd’hui consumée par cette affaire continue à produire ses effets. Les consommateurs grugés et mis en danger par un dispositif qui a fait une vingtaine de morts près de 300 blessés dans le monde continuent à faire valoir leur droit là où des législations les protègent encore. Si ce n’est pas le cas de l’Europe, c’est celui des États-Unis où un recours collectif devant les tribunaux vient de faire plier le constructeur Ford.
Comme Toyota, Subaru, Honda, BMW, Nissan et Mazda avant lui, Ford va devoir mettre la main à la poche pour indemniser ses clients dont les véhicules étaient équipés des airbags de groupe japonais, fondé en 1933, et qui a depuis fait faillite. Le deuxième constructeur automobile américain est le septième groupe automobile à parvenir à un accord avec des propriétaires fédérés en « class action ». Un compromis qui va obliger l’ovale bleu à verser 299,1 millions de dollars pour couvrir les dommages essuyés par des propriétaires d'environ 6 millions de véhicules Ford touchés par le scandale.
Les plaignants accusaient la marque de publicité mensongère, parce qu'elle avait présenté ses voitures comme sûres, alors même qu'elles étaient équipées d'airbags défectueux. Ils faisaient valoir en outre qu'ils avaient dû débourser leur propre argent pour ramener les véhicules et effectuer les réparations nécessaires.
Le défaut constaté sur les airbags Takata avait été mis au grand jour par les autorités américaines en 2014 et a conduit depuis à de massives campagnes de rappels. Au total, au moins 100 millions d'unités sont concernées dans le monde, tous constructeurs confondus. 1,2 milliard de dollars d'indemnisations ont été versés aux victimes américaines.
Déposer un commentaire
Alerte de modération
Alerte de modération