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Michelin met la gomme au Mexique

Dans Economie / Politique / Industrie

André Lecondé

Michelin est heureux d’annoncer un investissement de 450 millions d'euros au Mexique afin de répondre aux nécessités de la croissance du marché américain. C’est une usine toute neuve qui va surgir à León, dans l'Etat mexicain du Guanajuato, au centre du pays. De quoi se réjouir ? À voir, car pendant ce temps, en France…

Michelin met la gomme au Mexique

« C'est le plus gros investissement du groupe décidé en 2016 », a précisé le patron Jean-Dominique Senard. Cette 21e usine du groupe en Amérique du Nord, dont la production débutera en 2018, sera destinée à équiper les véhicules haut de gamme directement dans les usines en première monte. Une situation qui confirme toute l’attractivité d’un Mexique devenu, en quelques années, un eldorado qui séduit de plus en plus les constructeurs automobiles. Audi, Mercedes, Nissan, Kia, BMW, Ford, Honda, General Motors sont autant de noms qui ont annoncé la construction d'usines. La General Motors veut même doubler sa production après avoir réalisé un investissement de 5 milliards de dollars.  

Le coût du travail faible, la situation géographique idéale sur le continent américain et des droits de douane très faibles ont permis cette embellie synonyme de doublement de la production automobile en seulement cinq ans. Une inflation qui devrait se poursuivre et même atteindre 50 % dans les trois ans qui viennent pour atteindre les 5 millions d'unités produites. Selon les experts, le Mexique devrait devenir le sixième producteur mondial d'automobiles, devant le Brésil et la Corée du Sud.

Michelin doit donc y être. Mais cette annonce et ces conditions qui ont permis sa réalisation interpellent sur la situation du bibendum en France. Car, dans le même temps, le manufacturier tricolore prévoit d'économiser à l'horizon 2020 près d'1,2 milliard d'euros, avec notamment le départ à la retraite de 3 000 salariés sur cinq ans et une réorganisation du travail dans plusieurs de ses usines françaises. Pour certains syndicats, ces accords représentent « un chantage à l'emploi » et un ancrage de Michelin en France qui « n'arrête pas de se précariser ». Cherchez l’erreur.

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