Essai Kymco Movie S i 125 cm3 : Toujours plus sportif
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Arrivé sur la scène des scooters urbains en 2002, le Kymco Movie se distinguait par un design peu consensuel et atypique avec notamment une face avant tout en rondeur. Cette année, la firme taiwanaise remanie sa gamme de scooters et le Movie S se métamorphose : Une plastique plus affinée et un moteur à injection.
La bonne recette
Pour venir prendre des parts de marché au MBK Flame-X, Peugeot Sum-Up ou encore faire du tort au tout nouveau PGO Libra, le Movie se devait de proposer un tout nouveau visage. Lorsque l'on inspecte de plus près ce scooter, difficile de ne pas établir un lien de parenté avec le Kymco Super 8 : Une silhouette compacte, reprenant deux optiques bien distinctes en forme de ''lentille'', et des bas de caisse taillés à la serpe. En terme d'équipement, le Movie dispose de belles prestations : Le dessin de la planche de bord propose un zest d'originalité grâce à la superposition de ses deux cadrans. Le premier à lecture analogique regroupe le régime moteur, tandis que celui en forme d'oeil de cyclope laisse apparaître un totalisateur kilométrique, une montre, un compteur de vitesse et une jauge à essence à segmentation.
Concernant les espaces de rangement, le Movie S i 125 cm3 se défend plutôt bien par rapport à ses petits camarades de même catégorie. l'intérieur du tablier libère un vaste vide-poche, le large plancher-plat, aidé par un accroche-sac permet de transporter un gros sac sans que cela gêne le conducteur. Toujours au chapitre des surfaces ''habitables'', le Movie offre une selle dont l'ouverture s'effectue au contacteur. Munie d'un verin, elle laisse place à un coffre à casque dont la superficie permet le logement d'un casque intégral.
Le Movie adopte également un système de volet anti-effraction. Placé à côté du vide-poche, le bouchon de réservoir s'ouvre aussi au contacteur et sa contenance accroche les 7,3 litres. Une fois les 800 mm de hauteur de selle escaladé, le pilote aura tendance à avoir les fesses qui glissent légèrement. Les petits gabarits auront plutôt les bras tendus. Les passagers ne pourront pas bénéficier de repose-pieds escamotables, mais leurs pieds trouveront refuge sur la partie surélevée de part et d'autre de la selle. On retrouve une paire de poignées de maintien.
Un vrai passe-partout
Dans sa version 2009, le Movie S se dote du nouveau moteur à injection électronique. Ce bloc 4 Temps, 4 soupapes à refroidissement par air délivre 11,8 chevaux à 8750 tr/mn. Après avoir effectué un galop d'essai regroupant ville et autoroute, nul doute que son terrain de jeu préféré reste les grandes artères urbaines, grâce, il est vrai à son gabarit mais aussi à sa partie cycle vive et sécurisante. Les roues de 12 pouces confère au Movie une bonne stabilité et permet de se frayer un chemin en ville. La vivacité du moteur au démarrage n'en est pas moins flatteur et nous avons pu relever une vitesse de pointe de l'ordre de 120 km/h compteur. Peu gourmand en carburant, le Movie ne dépasse pas un appétit qui se monte à 3,9 litres au 100 km.
Marqué par un étrier rouge, signifiant la touche sportive, le freinage, offert par le disque avant de ø 240 mm ne manque pas de puissance. Le constat s'avère beaucoup moins flatteur pour le tambour arrière de ø 130 mm. Celui-ci demeure quasi inexistant. Enfin, les deux amortisseurs réglables trouvent le compromis parfait afin d'encaisser les imperfections de la route sans avoir à tirailler les cervicales et les vertèbres des occupants.
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