Luca de Meo, président de Seat, part favori pour devenir directeur de Renault
Le processus de recrutement pour trouver un remplaçant à Thierry Bolloré au poste de directeur général de Renault suit son cours mais un nom revient souvent, celui de Luca de Meo, actuellement à la tête de Seat.
Dans le processus de recrutement lancé par Jean-Dominique Sénard, président de Renault, ils sont encore trois à être pressentis pour devenir le directeur général de Renault : Clotilde Delbos, directrice financière qui occupe le poste par intérim depuis la destitution de Thierry Bolloré de ses fonctions en octobre dernier, Patrick Koller actuellement à la tête de Faurecia, et Luca de Meo, patron de Seat. Tout porte à croire cependant que ce sera ce dernier qui remportera la course puisque, selon plusieurs sources concordantes qui se sont confiées à l'AFP, il aurait en effet les faveurs du conseil d'administration.
Et ce serait un retour aux sources pour l'italien puisque, après avoir décroché son diplôme en administration des affaires à l'Université Luigi Bocconi de Milan, c'est au sein de la marque au losange qu'il a commencé sa carrière il y a 25 ans avant de rejoindre Toyota Europe puis le groupe Fiat où il a porté les casquettes de directeur des unités commerciales de Lancia, Fiat et Alfa Romeo, de président d’Abarth et de directeur général de marketing de la constellation transalpine.
C'est en 2009 qu'il arrive dans le groupe Volkswagen en qualité de directeur du marketing de la marque du même nom avant de rentrer au comité de direction des ventes et marketing d'Audi puis de prendre les rênes de Seat en 2015, bien aidé dans ses changements de poste par sa maîtrise de l'italien évidemment mais aussi de l'anglais, de l'espagnol, de l'allemand… et du français.
Ce n'est cependant pas encore fait : Luca de Meo doit faire lever sa clause de non-concurrence qui le lie au groupe allemand, ce qui promet des négociations entre ce dernier et Renault. Interrogée par l'AFP, la marque française n'a pas souhaité commenter, tandis que le Ministère des Finances, l'Etat français étant toujours le premier actionnaire avec 15 %, a assuré « faire confiance à la direction de Renault pour choisir son directeur général ». Le recrutement devrait être conclu avant la fin de l'année, voire en début d'année prochaine.
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