5. A retenir
Après plus de 3 000 km passés à son bord, surtout de façon aussi intense, on est en droit d'attendre qu'une certaine complicité se crée avec un véhicule, mais il n'y a pas vraiment eu d'étincelle avec ce Skoda Karoq. Un sentiment avouons-le totalement subjectif venant probablement d'un certain manque de personnalité du modèle permettant difficilement de le distinguer que ce soit dans la gamme même du constructeur, par rapport à ses cousines des autres marques du groupe Volkswagen ou face à la concurrence de manière plus globale.
Pourtant, il y a plein de choses qu'il sait très bien faire. Pour commencer, son confort est ainsi totalement satisfaisant sur tous les profils de route, même sans l'amortissement piloté, même dans sa plus grande monte de 19 pouces. Son dynamisme n'en souffre pas pour autant : certes, ce n'est pas la voiture idéale pour tailler du circuit ou pour attaquer une montée de col comme on pouvait s'en douter, mais ses mouvements de caisse bien maîtrisés le rendent tout de même efficace même à rythme soutenu. Son rapport prix/équipements est de plus extrêmement intéressant. Enfin, son moteur offre des performances satisfaisantes et se montre très discret à tous les régimes même si lui aussi manque un peu de caractère. Mais pas d'appétit, ce qui était sans aucun doute au final le plus gros défaut de notre modèle d'essai, puisque la consommation moyenne finale s'est établi à 8,6 l/100 km, ce qui est extrêmement élevé même pour un SUV essence de 150 ch. L'habitabilité ainsi que le volume de coffre sont aussi décevants, ce qui peut être paradoxal puisque… c'est l'un des meilleurs de la catégorie dans ce domaine, mais Skoda, avec la Fabia, l'Octavia ou encore la Superb, nous a habitués à en offrir encore bien plus, à tel point qu'elles n'ont pas à rougir face à des modèles de la catégorie au dessus.
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