Etude : les radars peu dissuasifs selon les Français
Le radar est l'arme absolue de la répression routière et si on lit bêtement les chiffres de la mortalité routière depuis son implantation massive, nous pouvons affirmer effectivement qu'il est efficace. Pourtant, lorsque l'on prend du recul sur la situation depuis plusieurs décennies, il est aisé de se rendre compte que le radar n'agit pas ou peu sur la baisse effective des morts sur la route. D'ailleurs, selon une étude menée par Vivastreet, plus d'un Français sur deux pense que les radars ne sont pas dissuasifs.
Les radars dissuadent-ils vraiment les automobilistes ? Le site Vivastreet apporte un petit bout de réponse avec une étude menée au mois de février et qui montre que 52 % des sondés ont répondu non à la question : "pensez-vous que les radars soient dissuasifs ?".
Selon Vivastreet, 45 % des personnes qui se font flasher récidivent (56 % des personnes flashées récidivent dans l'année qui suit), et cela n'est pas dû à l'inattention ou bien la méconnaissance du trajet puisque la plupart des parcours routiers sont des tracés connus (travail/domicile, entre autres).
"Les radars ne sont pas les seuls responsables de cette diminution : en Allemagne, le nombre de morts a également baissé significativement ces dernières décennies, sans qu’aucune mesure spécifique comme les radars ne soit mise en place. En outre, les accidents de la route en France ont baissé bien avant l’apparition des radars. En effet, en 1972, on déplorait 18 034 décès sur les routes françaises, soit 2,4 fois plus qu’en 2002. En cause, les limitations de vitesse ainsi que l’amélioration des véhicules et de l’état des routes (refonte, aménagement des zones à risques, etc.)", commente Vivastreet.
Citons également le responsable numéro un de la baisse de la mortalité routière depuis toujours : l'évolution des automobiles. En plus d'une constante amélioration des sécurités actives et passives, il est aussi bon de rappeler que selon l'Observatoire de la vitesse en France, les vitesses moyennes sont de plus en plus faibles et toujours inférieures aux limitations de vitesse (exemple : 82 km/h de moyenne sur le réseau secondaire). Les dépassements des limitations sont carrément anecdotiques : 4 % seulement dépassent la vitesse autorisée de 10 km/h sur réseau secondaire et 3 % sur autoroute.
Considérant ces chiffres, il est parfaitement absurde de considérer la vitesse comme le facteur numéro un d'accident, facteur qui, rappelons-le, est aggravant plus que déclencheur...
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