2. Essai Kymco 300i Dink Street ABS: de la route à la ville...
MOINS
Même si la marque a pensé à de petits détails bien utiles au quotidien comme par exemple un emplacement permettant la réception du bouchon d'essence lors du remplissage des 12,5 litres ou le contacteur permettant de déverrouiller la selle assistée par un vérin facilitant l'ouverture ou encore l'allumage manuel des feus permettant d'économiser la batterie (je sais, c'est pas bien) sans oublier les deux béquilles (latérale et centrale), le Dink Street 300i est un peu faiblard sur certains petits détails.
En premier lieu, cette fameuse béquille latérale n'incline pas suffisamment le scooter… résultat, ce dernier est irrésistiblement attiré par le sol dès le moindre degré de ce dernier.
Ou encore la peinture qui ne résistera aucunement à cette attraction terrestre ! Ou encore les pieds de votre passager lésés par l'absence de repose-pieds rétractables…
TUBULAIRE
Sain, facile à inscrire en courbe, le Dink Street 300i ne rechigne pas à la tache et accepte sans problème les grands virolos en offrant au pilote un sentiment de confiance.
Aidé par son cadre tubulaire au renfort en treillis, le scooter tient le cap et permet une bonne prise d'angle sans se poser de question… jusqu'à ce que la béquille griffe le sol.
Manquant rapidement de garde au sol, le Kymco frotte à gauche et à droite limitant hélas les prises d'angle trop appuyées. Plus touring que sport, le nouveau deux-roues pèche par des suspensions trop fermes qui n'amortissent pas assez les irrégularités de la route. Sur route déformée, le scooter devient alors un peu trop réactif surtout avec la poignée en coin…
Équipé d'origine d'une bulle, le scooter offre une protection vraiment correcte permettant à mon mètre 80 d'être bien calé sur le dosseret et de pouvoir ainsi tracer la route sans grande fatigue. Agréable, le moteur libéré de toute vibration parasite vous emmènera confortablement à destination… si toutefois vous vous asseyez bien sur l'arrière de la selle, cette dernière manquant de garniture sur la partie avant !
ABS DE SERIE
Le système ABS présent sur le Dink Street 300i est un système Bosch. Avec un bon feeling le système de freinage se déclenche correctement uniquement sur les gros freinages. Loin d'être excessif, l'ABS n'en fait pas trop et, associé au disque pétale, n'a pu être pris en défaut durant la totalité de notre essai.
QUAND ON ARRIVE EN VILLE
GT-sport, le 300i sait aussi être urbain. Avec son moteur plein de watts il vous permettra sans problème de vous extraire du flot de voitures tout en vous aidant à vous sortir des situations dangereuses d'un simple essorage de la poignée de gaz.
Avec sa faible hauteur de selle (775 mm) et son rayon de braquage dans les normes en vigueur, le Dink Street sera un allier correct en ville même si son avant manque, à mon goût, d'un peu de vivacité.
Pourvu de série d'un coffre de selle d'une bonne capacité permettant sans problème d'enfermer votre casque (même modulable) et un demi-jet pour un passager éventuel, le taiwanais reçoit un vide poche (hélas qui ne se ferme pas à clef) avec prise 12 volts qui vous permettra de recharger votre téléphone portable.
Et si la capacité de charge ne vous convient pas, il vous est possible de greffer facilement un top-case à la platine arrière…
L'HEURE DU BILAN
Moteur agréable, châssis sain et bonne tenue de route font de cette nouveauté 2010 une alternative vraiment intéressante pour qui est à la recherche d'un scooter de cylindrée moyenne capable de rouler sur autoroute sans pour autant être inadapté au milieu urbain. Avec un tarif affiché à 4 499 euros ABS de série, le Dink Street 300i ABS a vraiment de quoi attaquer la concurrence souvent plus onéreuse…
Seuls de petits détails, comme l'absence de repose-pied passager ou encore une peinture peu résistante aux éraflures viennent assombrir le tableau d'honneur du Kymco.
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